Violence conjugale

Également appelée violence domestique, la violence conjugale se définit comme étant, dans un couple, la violence exercée par un des conjoints sur l’autre. Il peut s’agir d’un phénomène ponctuel ou circonstanciel tout comme il peut s’agir d’un processus évolutif au cours duquel un des conjoints exerce une domination sur l’autre à travers des agressions physiques, morales, économiques, psychologiques, voire spirituelles.

Les cadres de la violence conjugale

La violence conjugale peut prendre différentes formes comme la violence sexuelle et la violence physique : coups, mutilations, strangulations, ou meurtres dans les pires des cas. Elle peut également être psychique et verbale, notamment dans le cas d’un chantage, d’insultes répétitives, de menaces, ou encore l’humiliation et la dévalorisation tant intimes que publiques.

Enfin, la violence conjugale peut également se traduire par des privations ou des contraintes imposées. En effet, la destruction et le vol de propriété, la séquestration, ou encore la privation pure et simple d’autonomie rentrent légitimement dans le cadre de la violence conjugale.

Les violences conjugales dépassent de loin le stade et le cadre des conflits de couple en difficulté. Elles peuvent être d’ordre pénal si l’acte fait l’objet d’une plainte. De part la gravité des faits, la victime a tout intérêt à faire appel rapidement à un avocat compétent en droit des familles ou à des associations de victimes.

Typologie de la violence conjugale

On reconnaît deux catégories de violence conjugale : la violence situationnelle et le terrorisme intime. D’une part, la violence situationnelle est souvent de courte durée. Elle est essentiellement liée à un contexte spécifique ou une circonstance particulière.

D’autre part, le terrorisme intime, également appelé terrorisme de coercition se définit et se distingue par sa gravité, mais également par sa finalité et sa dynamique. En effet, ce type de violence terroriste est un instrument systématique de domination et de contrôle dont la finalité serait l’assujettissement d’un des conjoints aux volontés de l’autre.

La violence conjugale et ses conséquences

Le plus souvent, les victimes de violence conjugale présentent des ecchymoses et une diminution des fonctions physiques. Sur le plan psychologique : la peur constante, l’anxiété, la perte d’estime de soi, la dépression, les envies suicidaires ou encore les comportements agressifs fréquents sont les signes les plus marquants des victimes de violence conjugale.

Enfin, la gravité des actes violents et la durée d’exposition de ces derniers influencent lourdement les conséquences sur les enfants. Les répercussions à court terme ne sont que passagères, mais surtout très difficiles à surmonter. On parle de troubles du comportement, d’une perte de concentration et d’une tendance à isolement.

La violence conjugale n’atteint pas uniquement la victime, mais s’étend vers les témoins des faits ainsi qu’à l’entourage au courant de la situation de la victime. Les conséquences sur la victime peuvent être à la fois physiques et psychologiques.


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