Se remarier après la disparition de son époux

Suite au décès de son époux, une personne peut être amenée à refaire sa vie avec une autre personne en contractant un nouveau mariage. En effet, pour l’homme que pour la femme, cela peut devenir un besoin vital pour faire son deuil. En France, toute personne ayant perdu son conjoint a le droit de se remarier. Depuis l’année 2004, une personne veuve est libre de fixer une date pour se remarier à partir de la légalité du décès de son époux.

Le décès d’une personne est légal dès que la mairie de la ville où elle est domiciliée en est informée, suite à une procédure simple à suivre. Cela signifie la dissolution du mariage.

Le patrimoine

Généralement, au moment du décès de son époux, le conjoint survivant hérite de la moitié des biens communs. Néanmoins, son héritage peut varier selon le nombre d’enfants du couple, selon le régime matrimonial choisi, ou par la présence d’un testament.

Au moment de contracter le nouveau mariage, le conjoint survivant peut choisir entre trois systèmes de gestion financière et de gestion du patrimoine. En l’absence d’un contrat de mariage, le couple partage équitablement les biens communs. Autrement, les futurs époux peuvent choisir entre l’indépendance financière et le partage des biens.

Les revenus et le logement

Après le décès de son époux, le conjoint survivant peut percevoir une pension de réversion. Généralement, le remariage annule en totalité ou en partie la perception de cette pension pendant la durée du mariage. Toutefois, cela varie selon le métier de son défunt époux.

Quant au logement, il est d’usage qu’un époux emménage chez l’autre. Ainsi, deux cas peuvent se présenter. Si la personne est locataire, son conjoint ne devient son colocataire que par la signature du bail. Par contre, si l’un des époux est propriétaire, toute décision concernant le logement doit être prise par concertation.

L’enjeu des enfants en cas de remariage

En terme général, seuls les enfants du défunt époux participent à sa succession, qu’ils soient adoptés, reconnus ou légitimes. La loi protège les droits des enfants grâce aux règles successorales et leur permet de les revendiquer au moment du décès.

De ce fait, les enfants peuvent exiger que l’on convertisse un droit d’usufruit en rente viagère, ou réagir sur les manœuvres de gestion de l’héritage pouvant réduire leur part réservée. Ces procédures peuvent se dérouler à l’amiable ou en justice, selon la volonté de coopération entre le nouveau couple et les enfants.


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